Archives de catégorie : Grandes voies

Les sorties en grande voie des membres du site

Nouvelle voie à la Roche de Narse (Argis) : Krystina

Septembre 2017 : je viens de finir d’équiper une nouvelle voie de 4 longueurs pour 95 mètres sur la Roche de Narse au-dessus d’Argis dans le Bugey. La voie se déroule sur un des plus beaux rochers du Bugey et l’ambiance y est exceptionnelle dans le haut.

Le topo de la voie Krystina à la roche de Narse (Argis)

Pour l’accès à la falaise, consultez la page sur la Roche de Narse (Argis).

Topo du secteur grandes voies à la roche de Narse (Argis)

Le descriptif en quelques mots

Krystina est une voie soutenue et très homogène dans le niveau 6b/6c avec quelles sections plus dures. L’équipement est à base de plaquettes inox en 10 mm de marque RAUMER. Ne pas la confondre avec sa voisine assez proche sur plaquettes PETZL. Elle se trouve à droite de la première grande voie de la falaise Retour aux Sources.

La voie se déroule sur un des plus beaux rochers du Bugey sur de très belles gouttes d’eau. Les relais sont hyper conforts et l’ambiance « gaz » est garantie dans le haut. La descente se fait en rappel depuis le sommet de la voie. Il est possible de parcourir la voie avec une corde de 70 mètres en utilisant le rappel en R1 de Retour aux Sources.

L1 (6b) – 20 m : partir à gauche de l’arbre. Surplomb en rocher délicat puis dalle à gouttes d’eau. Relais sur la vire (2 plaquettes)

L2 (6c) – 20 m : partir dans le dièdre puis passez les surplombs. Relais sur la vire.

L3 (7a) – 35 m : magnifique longueur continue en dalle à gouttes d’eau, ça pique ! MAJEUR.

L4 (6c) – 20 m : après une section dure au-dessus du relais, belle envolée en dièdre.

La voie a été ouverte en grande partie du haut entre le 1er et le 21 septembre 2017.

Lien vers le topo C2C.

Pour l’accès à la falaise, consultez la page sur la Roche de Narse (Argis).

Pour toutes remarques, n’hésitez pas à me contacter : contact.

Quelques photos de l’ouverture et de la première avec Pierrot le 22 septembre 2017 :

 

Roche de Narse (Argis)

Grande voie dans l’Ain et le Bugey : Retour aux Sources à la roche de Narse à Argis

Depuis un an j’étais obsédé par ouvrir une grande voie de 100 mètres ou plus à moins d’une heure de Lyon histoire de pouvoir enchaîner les longueurs à la demi-journée avec les copains ou les clients. A part Hières sur Amby où quelques voies de 60/70 mètres sont ouvertes (voir l’article sur la voie des Celtes) et Roche Corbière à Saint-Etienne, le choix à cette distance de Lyon était un peu réduit et le rocher souvent d’une qualité douteuse. Le 29 août 2017, jour de canicule avec 35° à Lyon, nous sommes partis avec Alex en direction du Bugey dans le but d’ouvrir du bas une nouvelle voie dans une falaise encore peu connue : la roche de Narse à Argis.

Première tentative à Argis en 2016 : the search

Dur de trouver une falaise dans l’Ain qui n’entre pas dans l’arrêté biotope de 2002 (lien vers l’arrêté) et où on peut grimper en toute légalité ! Au fur et à mesure de passer dans l’Albarine pour aller bosser en via ferrata à Hostiaz ou en canyon à Chaley, une falaise attire mon attention entre Saint-Rambert en Bugey et Tenay : la roche de Narse à Argis. Ma première montée au pied de la roche de Narse date de 2015. Cette année là je découvre pas mal de murs lisses sur cette falaise du Bugey et des zones de toits et surplombs pas vraiment accueillantes. En 2016, j’aperçois du bas une vire qui appelle une visite. Renseignements pris auprès de Pierre Coillard de l’AGESSEC, l’association qui gère les sites de pratique de l’escalade dans l’Ain : ce morceau de falaise est hors arrêté biotope grâce à une petite école d’escalade équipée dans les années 2000 en bas de la falaise. Une vraie aubaine.

Une soirée de juin 2016, j’atteins la vire en auto-assurage en équipant une jolie petite longueur dans du rocher pas si mal. Ce jour-là j’eus à peine le temps de placer un relais de descente que l’orage s’abattait sur moi ! Les voisins qui habitent en bas de la falaise avaient d’ailleurs failli appeler les secours voyant un grimpeur sur la falaise sous l’orage ! Le projet d’équiper une grande voie à moins d’une heure de Lyon était né !

Première longueur à Argis en solitaire en 2016

Première longueur à Argis en solitaire en juin 2016

Une vraie grande voie dans l’Ain à moins d’une heure de Lyon

Saison estivale en Corse, voyages aux USA et Argentine, cascade, ski, proba de l’aspi, re-saison estivale… plus d’un an s’écoule. Et trouver un second de cordée à Lyon avec assez de temps et de patience pour m’accompagner n’est pas chose facile : qui a envie d’équiper de nos jours à l’heure des salles de grimpe climatisées et du suçage de spits en falaise ? C’est Alex, fraîchement sorti du test technique du DEJEPS escalade, qui tente l’aventure avec moi ce jour-ci. Merci à lui !

falaise argis bugey Ouverture retour aux sources à argis

En 2016, Argis avait encore des buis verts… en 2017 avec le passage des chenilles de la pyrale du buis dans le Bugey et avec la canicule de cet été, les buis sont comme calcinés par le soleil. L’endroit est quasi désertique et avec 35° à l’ombre, autant dur qu’on est vite « secs » dans la marche d’approche.

Nous débutons la voie par la première longueur de 2016. C’est raide et avec des prises un peu sales, heureusement j’avais laissé assez de matos dans la longueur pour passer en A0 le passage du dévers. Après un peu de nettoyage, la cotation en libre est estimée à 6b/c.

Nous attaquons la seconde longueur au-dessus de la vire et après avoir mis un point au-dessus du relais et en installant le second, mon micro BD 00 et mon piton de suspension lâchent… C’est le retour au sol ou plutôt sur la vire en dessous de mon assureur. Merci au dévers du début de longueur, j’ai frôlé le bas de la vire avec le dos ! Plus de peur que de mal, la voie aurait pu s’appeler « retour au sol ».

A l’attaque de la deuxième longueur avant de retourner sur la vire en arrachant piton et coinceur

Après L2, nous découvrons la partie haute de la falaise qu’on n’apercevait pas depuis le bas. Surprise en découvrant des grottes, des concrétions et un splendide pilier en dalle très sculptée. Sans trop de prétention aujourd’hui, jour de canicule, je m’évade vers la gauche dans une zone fissurée puis dans un surplomb avec de bonnes prises. Cette longueur est cotée 6a. Une dernière longueur en 5 avec quelques buis morts mènent au sommet de la voie.

Eric dans la magnifique partie haute de la voie : L3 en 5c/6a

Quelle surprise d’avoir ouvert 4 longueurs dans ce coin du Bugey !

Il est 18 heures passées et il est temps de redescendre. Après 30 minutes de défrichage de buis morts dans le haut, j’arrive à regagner le beau pilier de descente sur la droite. En 2 grands rappels de 50 mètres, nous touchons le sol de la voie, complétement sec pour ma part. Heureusement une source généreuse avec de l’eau fraîche à souhait coule en bas de la falaise… Ouvrir une voie du bas et un peu d’eau fraîche : les petits plaisirs simples de la vie de grimpeur ! La nom de la voie était tout trouvé : Retour aux Sources.

Cette voie devrait être la première d’une longue série tant le potentiel de la falaise pour les grandes voies ou les couennes est important.

A suivre sur le blog.

Le topo de la voie : Retour aux Sources à la roche de Narse (Argis)

Le topo de la voie est disponible sur C2C : lien

Retour aux sources en quelques lignes…

Le topo de la voie : Retour aux Sources à Argis

Hauteur : 100 mètres.

Cotations : TD-, 6b/c, 6a obligatoire  L1: 6b/c | L2: 6a+ | L3: 6a | L4: 5+

Ouvreurs : Eric Chaxel et Alex Orgeret le 29 août 2017

Avertissement : voie en « terrain d’aventure » ce qui signifie que, malgré les efforts à l’ouverture pour purger les rochers instables, des dangers du type chute de pierre(s) existent. Testez bien les prises avant de tirer dessus. Port du casque OBLIGATOIRE dans et en bas des voies. Évitez de parcourir la voie à plusieurs cordées.

Le matériel : voie entièrement équipée en goujons de 10 mm inox (L1) et goujons de 12 mm  (L2 à L4). 28 points + relais. Corde de rappel de 50 mètres nécessaire et matériel de grande voie. Une brosse métallique pour nettoyer les prises au passage (merci).

Orientation : sud-est. La voie est à l’ombre vers 15 heures l’été.

Parking et accès : voir la page sur Argis pour l’accès à la roche de Narse. Montez à la grotte sur la carte IGN, en arrivant à la falaise, prendre tout de suite la sente à gauche qui longe la falaise. La suivre sur 100 mètres, passer en bas du secteur initiation et monter juste après le secteur sur une sente évidente pour buter contre la falaise sous les surplombs. Faire encore 100 mètres vers la gauche en suivant le bas de la falaise. Le départ de la voie se situe 10 mètres à gauche d’un arbre sur une petite vire. 30 minutes depuis la voiture.

Descente : descente en 2 rappels de 50 mètres. Repérer le pilier à droite des 2 dernières longueurs de la voie. Au sommet de la voie (relais sur 2 goujons), tirer à droite sur 15 mètres à l’horizontale sur une vague sente pour rejoindre le sommet du pilier (gros chêne). Le relais de rappel est situé 1 mètre en contrebas d’un buis (mort). Descendre à R2. Les relais de descente sont équipés d’anneaux avec des chaînes. Possibilité de descendre dans la voie avec une corde simple de 70 mètres en équipant les relais R1, R3 et R4.

Pour plus de renseignements et pour des retours, n’hésiter pas à me contacter.

Grimpe sur le granit de l’envers des aiguilles de Chamonix

Il n’est jamais trop tard pour visiter un site d’escalade à côté de chez soi. Pour moi ce site est l’envers des aiguilles dans le massif du Mont-Blanc. Ce n’est pas faute d’avoir acheté le topo il y a 15 ans, je n’avais jamais mis les chaussons sur le granit des aiguilles de Chamonix avant cet été ! C’est désormais chose faite.

C’est avec Florence, grande amatrice de granit, que nous avons parcouru 3 jolies voies classiques de l’envers : Opium du Peuple, Children of the Moon et Tout Va Mal. J’ai choisi de présenter les 2 voies qui m’ont le plus plu. Récit de 3 jours de grimpe avec vue imprenable sur la Mer de Glace, la Verte et les Jorasses.

La vue du refuge de l’Envers des Aiguilles : l’aiguille Verte, les Jorasses et la dent du Géant dominent la mer de glace

L’aventure commence au Montenvers par des descentes et des montées d’échelles. Si vous n’êtes pas pompier dans l’âme, un petit temps d’adaptation à cet exercice sera nécessaire pour être à l’aise au-dessus des grandes dalles granitiques laissées à nu par le recul de la mer de glace depuis un siècle : le glacier a perdu pas loin de 170 mètres d’épaisseur en 100 ans ! 3 heures seront nécessaires pour atteindre le refuge depuis le train du Montenvers car contrairement au début du siècle, ça monte…

Vue des pointes des Nantillons sur la dent du Géant

Notre camp de base est le refuge de l’Envers des Aiguilles situé à 2500 mètres d’altitude où Evelyne et Agathe accueillent les grimpeurs en saison de juin à septembre. L’ambiance dans le refuge est détendue et conviviale. La plupart des grimpeurs viennent parcourir les voies modernes des aiguilles ce qui en fait un peu un endroit à part entre montagne et grimpe moderne. Mais il ne faut pas se tromper : on est en montagne, et se servir d’un piolet et de crampons sera nécessaire pour accéder à la plupart des voies.

Opium du peuple à la pointe orientale de l’arête SE de Blaitière : le calme avant tout

Cette jolie petite voie vaut le détour pour sa tranquillité. Pour y accéder, on dépasse les voies classiques des pointes des Nantillons : Amazonia, Georges V et Guy Anne pour prendre pieds sur le glacier du même nom.

Les longueurs en 5 peu soutenues s’enchainent. Cette voie est une intro assez agréable à l’escalade dans ce coin du massif. Le haut de la voie se déroule sur un pilier un peu plus raide.

Florence à l'attaque de la 2ème longueur de Chlidren of the Moon

Florence à l’attaque de la 2ème longueur d’Opium du Peuple

A l’attaque des dalles : une photo un peu inclinée…

Relais plein soleil

Attention à la descente : La descente se fait en rappel « pendulaire ». Avec quelques mètres de neige en moins qu’à l’ouverture, oubliez le concept ! Soit vous avez 2 brins de corde de 60 mètres et vous atteignez des dalles et des vires en contrebas qui vous ramèneront à R3, soit vous avez des brins de 50 mètres et si vous n’avez pas de crampons, vous allez devoir escalader la paroi en rive droite du glacier pour retrouver le relais qui se trouve en 2017 bien 5 mètres plus haut ! Bon courage…

Tout Va Mal : tout ne va pas si mal !

Cette voie de l’aiguille de Roc a été ouverte par Michel Piola et Gérard Hopfgartner en 1985. En plus du topo de Michel Piola, elle est décrite dans le livre Parois de Légende d’Arnaud Petit et Stéphanie Bodet. Son départ est commun avec la non moins classique Subtilités Dülfériennes.

Après quelques bidouilles et un petit exercice d’artif pour accéder à la voie à cause du recul du glacier assez prononcé et du manque de neige, nous voici dans le premier dièdre au bout d’une heure… ouf. La vraie grimpe peut commencer. Après un peu de dièdre et une traversée à droite en guise d’échauffement, on arrive sous les dalles de la partie inférieure de la paroi. Ça attaque fort et les points sont éloignés… ne pas se laisser impressionner par la première dalle en 6a, ça va mieux après !

Florence dans le premier 6b de Tout Va Mal avec à sa gauche le dièdre banane de Subtilités Dülfériennes

Au fur et à mesure qu’on monte la paroi se redresse et les larges vires du début de la voie font place à des murs compacts. Les 4 longueurs à partir de la veine de quartz sont magnifiques et très soutenues, le rocher est très beau et l’ambiance est démente. Des spits protègent les parties les plus compactes et à part dans la longueur cotée 6b+ dans le topo Piola, la pose de coinceurs est nécessaire.

Cherchez la grimpeuse dans l’océan de granit : la longueur majeure de la veine de quartz

Longueur raide et soutenue en 6a+ : une des plus dures de la voie malgré la cotation « modeste »

Les longueurs en 6b et 6c s’enchainent. Elles sont dans un style physique qui contraste avec les dalles à friction des longueurs du bas. Ces passages raides et soutenus sont assez exceptionnels et méritent vraiment la visite. On se trouve à droite de l’exceptionnel dièdre de Subtilités Dülfériennes.

En sortie du passage en 6c/7a, plein gaz au-dessus du refuge de l’Envers

La voie se termine par 6 longueurs autour de 5c/6a moins soutenues et plutôt typées fissures. A la descente, il est assez facile de coincer sa corde. Des points ont été placés à côté des relais pour tirer la corde en se décalant. Ne pas hésiter à les utiliser. Naturellement nous avons coincé la corde… ce qui retarde un peu le retour au refuge. Heureusement la bière nous attendait au coin de la table !

Après 4 jours et pas mal de papotages avec les gardiennes (…), nous repartons à Chamonix… par les échelles !

Echelles de l'Envers des Aiguilles

Echelles de l’Envers des Aiguilles

Matériel : matériel de grande voie, 1 jeu complet de camalots jusque le numéro 3 en doublant du 0.4 au 2, 1 jeu de micro, crampons et piolet pour les voies au-dessus des glaciers des Nantillons et de Trélaporte.

Hébergement : au refuge (http://refugelenversdesaiguilles.ffcam.fr) ou en bivouac.

Topo : Envers des Aiguilles de Michel Piola, Parois de Légende d’Arnaud Petit et Stéphanie Bodet.

 

 

couverture-gorges-jonte

Stage grandes voies dans la Jonte : grimpe sous l’œil des vautours

Les gorges de la Jonte forment, entre Le Rozier et Meyrueis, la frontière entre la Lozère et l’Aveyron. Cette petite rivière entre Causse Méjean au nord et Causse Noir au sud prend sa source au pied du mont Aigoual. La Jonte est synonyme pour les grimpeurs de belles envolées sur une dolomie raide criblée de trou, d’un peu d’engagement dans les longueurs aussi. Petit retour sur 5 jours de stage d’escalade passés dans les magnifiques voies classiques des gorges de la Jonte.

La rivière de la jonte sépare les 2 villages du Rozier et de Peyreleau à sa confluence avec le Tarn. De cet endroit stratégique, on atteint les parois calcaires des gorges en moins d’une heure à pieds. La première paroi caractéristique, la plus proche du Rozier, est le rocher de Capluc et sa croix, un peu plus loin se trouve la falaise du Révérend.

Le Révérend : gardien des gorges

C’est une paroi initiatique pour le grimpeur qui veut prendre de la hauteur puisque une  grande voie d’un niveau modéré mène au sommet de ce beau rocher monolitique de 110 mètres de haut. En 4 longueurs entre 5b et 5c vous dominez déja les gorges ! Une voie parfaite pour réaliser ses premiers relais et grimper sur un équipement assez rapproché. Seule la dernière longueur en cheminée laisse quelques sueurs froides pour aller chercher un point assez haut.

Le Révérend gorges de la Jonte

Balázs arrive au 3ème relais du Révérend avec vue panoramique sur les gorges de la Jonte

Première descente en rappel plein vide pour notre équipée de 4 grimpeurs. Une première journée bien remplie !

Rappel au Révérend gorges de la Jonte

Premier rappel plein gaz au Révérend (gorges de la Jonte)

Le Révérend propose sur son socle de nombreuses couennes très intéressantes : ce secteur est un must des gorges !

Le Cirques des Vases : le cœur de la Jonte

Avec la maitrise des relais, à nous les belles voies du Cirque des Vases. Secteur central des gorges et lieu emblématique dominé par les deux vases de Sèvres et de Chine. Ce secteur est peuplé de randonneurs qui viennent admirer les falaises par le chemin qui parcours la corniche. C’est également un secteur très prisé des grimpeurs car il propose de nombreuses voies faciles dans le 5/6a et bien équipées comme Biotone.

Les vautours fauves sont les maîtres des lieux : ces rapaces utilisent les courants thermiques ascendants générés par les falaises pour planer dans les gorges. Vous aurez peut-être la chance de croiser quelques vautours moines même s’ils ne sont que quelques individus dans les gorges. Ces deux espèces se différencient par la couleur des plumes des ailes : le vautour fauve a des plumes blanches crème sur le dessus alors que le vautour moine a des plumes sombres.

Cirque des vases gorges de la jonte

Cirque des vases : curiosité géologique des gorges de la jonte

Avec une météo plus que clémente, la seule journée de la semaine sans vent en réalité, nous sommes partis à 2 cordées dans 2 voies classiques du cirque : les femmes et les grimpeurs d’abord et putain, ma corde !? L’une est soutenue dans le 5c/+, la seconde dans le 6b. Ces 2 voies sont magnifiques dans leur niveau de difficulté.

A la sortie des femmes et les grimpeurs sous le vase de Sèvres

Il faut s’employer dans la dernière longueur de dalle raide en 5c+ des femmes et des grimpeurs : les points sont loin mais courage, les prises sont bonnes. Les longueurs en 6b de putain, ma corde !? sont continues et magnifiques.

les femmes et les grimpeurs d'abord

Dans la dernière longueur en 5c+ majeure et engagée de la voie « les femmes et les grimpeurs d’abord »

La cerise sur le gâteau  : nous sommes montés au vase de Sèvres par une longueur en 6c+ ou 6a+/A0 (en tirant au 2 premiers points). Au programme au sommet : travail des manips et des mouflages.

Montée à la fusée : à nous l’espace… tranquilles (ou presque) !

Loin des foules de grimpeurs et de marcheurs du Cirque des Vases, il y a un secteur des gorges qui mérite vraiment une visite : c’est celui de la fusée. D’une part la formation géologique de la fusée est réellement intéressante et les voies y sont à la fois belles et variées : on y trouve des dalles et des fissures.

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Anne sort des difficultés de « aquo es quicon » par une longueur de traversée aussi esthétique qu’aérienne

Nous sommes partis dans la voie aquo es quicon : une voie de 5 longueurs avec 2 longueurs de fissure/dièdre/cheminée très caractéristiques. Les cotations du topo des 2 et 3éme longueurs ne doivent pas être prises à la légère ! La deuxième longueur est une fissure/dièdre assez technique entre grimpe en dalle et off-width, cotée 6a, elle pourra vous paraitre dure en comparaison avec la première longueur cotée 5c. La troisième est une cheminée tout à fait caractéristique où il faut bien maitriser le coincement de dos et bien suspendre son sac à dos sous soi sous peine de racler méchamment son baluchon et d’écraser son pique-nique ! Longueur impressionnante mais tellement exceptionnelle qu’elle mérite le détour si vous aimez ce genre de grimpe « renfougne » à l’ancienne. Après 2 autres jolies longueurs en 5c, nous voici au sommet. La descente s’effectue en rappel le long de la fusée. Magique.

rappel-fusée-gorges-jonte

Rappel le long de la fusée… on redescend sur Terre !

Nous n’étions pas vraiment seuls ce jour-là : deux cordées dans la voie nous auront quelque peu retardés… mais la prise fut bonne.

L’arête ouest de la roche décollée : un mythe des gorges

La roche décollée est un imposant morceau de calcaire cubique trônant au centre du Cirque des Vases. Sa spécificité est qu’on y accède uniquement en grimpant. Son arête ouest est parcourue par une voie de 110 mètres « l’arête ouest » de 3 longueurs devenue hyper-classique par son ambiance, sa continuité et son engagement.

La roche décollée gorges de la Jonte

Les 3 longueurs raides sur le fil de l’arête ouest de la roche décollée. Au centre des grimpeurs dans la voie « un bonheur qui dérape »

Il faudra un peu d’assurance et d’engagement pour oser affronter l’arête ouest de la roche décollée. Oubliez les cotations 5c/6a/5c du topo et attendez-vous à 2 premières longueurs soutenues dans le 6a avec un zeste d’engagement par endroit. La dernière longueur fait retomber la pression, malgré encore un peu d’engagement, la cotation de 5c semble justifiée.

La roche décollée gorges de la Jonte

Yann dans la longueur clé de l’arête ouest à la roche décollée : L2 en 6a sur le topo

Il est vrai qu’après les exercices de remontée sur corde de la matinée au secteur de la Vénus de Millau, l’arête ouest était un projet ambitieux mais nous y sommes montés tant bien que mal avec quelques arrangements dans les cordées !

La roche décollée gorges de la Jonte

Eric avec la doudoune au sommet de la roche décollée

En résumé, ce must des gorges n’est pas entreprise facile et un leader bien affuté dans le 6a vous assurera la réussite sans trop transpirer avec les jambes tremblantes « shake » entre les points.

Anne, Eric, Yann et Balázs au sommet de la roche décollée pour cloturer ce stage d’escalade en grandes voies

Et les gorges du Tarn…

Comment aller dans la Jonte sans faire un détour par le Tarn et parcourir les belles envolées verticales de 40 mètres et plus du secteur De que fas aqui?. Les années passent et c’est toujours un régal !

Le dernier mot : au bistrot !

Ce stage dans la Jonte se termine par une bonne bière de la Jonte à la pression au Rozier au  très bon Capluc Café chez Aude et David avec la vue sur les falaises chères aux vautours fauves. Vautours qu’au final nous n’avons pas beaucoup vus… peut-être craignent-ils le vent ? Pas nous !

L’excellence bière de la Jonte au Capluc Kfé : une touche d’IPA aveyronnaise

Voir mes autres articles sur les gorges de la Jonte et les vautours :

Le descriptif du stage escalade initiation/perfectionnement grandes voies : lien vers le site Equilibre Vertical

Pilier de la Vierge Hières sur Amby

La voie des Celtes à Hières-sur-Amby (pilier de la Vierge)

Grimper à côté d’une centrale nucléaire ? Quelle drôle d’idée ! Pourtant l’expérience vaut le détour à seulement 45 minutes de Lyon. La voie des Celtes est la plus abordable des grandes voies du pilier de la Vierge à Hières-sur-Amby. C’est une voie d’escalade de 3 longueurs très agréable où il faut grimper dans le 6a pour en venir à bout. Heureusement l’équipement y est abondant si vous êtes un peu limite dans le niveau !

Le pilier de la Vierge à Hières sur Amby

Le pilier de la Vierge (à gauche) vu depuis Hières sur Amby

Accès et approche : la voie est accessible du bas depuis le parking principal (rue de la poste) ou du haut en rappel. Dans les deux cas on peut redescendre en rappel dans la voie. L’approche par le haut est la plus commode : se garer au parking du site de Larina et repérer en arrivant le relais sommital de la voie situé en contrebas à gauche de la barrière du belvédère ou se trouve la Vierge. Du bas, la voie se situe juste à droite de la grande draperie de lierre à gauche de la partie surplombante du pilier. L’équipement est de qualité et abondant sur des anneaux scellés.

Descriptif de la voie :

La première des 3 longueurs de la voie est une fissure dièdre à doigts raide et technique cotée 5c/6a. Quelques verrous de doigts et des oppositions permettent de bien gérer l’escalade. La seconde partie de la longueur se déroule dans une fissure cheminée plus facile mais où la vigilance est de mise à cause du rocher un peu délité.

La voie des Celtes à Hières sur Amby (L1, 5c/6a)

Dans la fissure cheminée de la première longueur en 5c/6a de la voie des Celtes à Hières sur Amby

La seconde longueur en 6a+ est la longueur clé. Une succession de mouvements sur des réglettes dans un mur raide mène à un dièdre plus facile. Une longueur qu’on pourrait presque qualifier d’exceptionnelle pour la région lyonnaise !

La voie des Celtes à Hières sur Amby (L2, 6a+)

A la fin de la deuxième longueur clé de la voie des Celtes à Hières sur Amby (L2, 6a+)

Deux sorties existent pour la dernière longueur de la voie : en suivant les anneaux scellés traversant vers la gauche 3 mètres au-dessus du relais dans un dévers avec un pas de dalle de sortie (6a) ou droit au-dessus du relais en restant  un peu à droite du dièdre (plaquettes).

La voie des Celtes à Hières sur Amby (L2, 6a+)

Vue sur la centrale nucléaire du Bugey au sommet de la voie des Celtes à Hières sur Amby

Cet itinéraire de qualité est sans doute la grande voie d’escalade la plus proche de Lyon. Faire une grande voie accessible de Lyon à la demi-journée ou en soirée est un luxe dont on ne saurait se priver. Allez y faire un tour !

Topos : Escalades en Nord Isère de Fred GAZARIAN en vente chez Expé à Lyon ou Escalade autour de Lyon du CD FFME 69 (épuisé).

Sorties encadrées : si vous cherchez un moniteur pour vous emmenez en grande voie, contactez le Bureau Escalade Montagne de Lyon.

 

Voie de l'arche asco corse

Terrain d’aventure en Corse : la voie de l’Arche

L’été 2016 en Corse a été l’occasion de parcourir de très belles voies dans la Restonica et à Bavella. Avant de parler des 2 très belles voies Symphonie d’Automne au lac de Capitellu en Restonica et de Jeff à la Punta du Corbu à Bavella, je voulais commencer le récit par une voie méconnue mais pleine de caractère dans la vallée d’Asco : la voie de l’arche.

La voie de l’arche tire son nom de la formation géologique au centre de la paroi du Capu di a Marcia dans la vallée d’Asco en Corse dans laquelle un beau dièdre vertical s’incline vers la droite pour former une arche dans le milieu de la paroi. Parcourue très tardivement dans les années 80, cette voie symbolise à elle seule le terrain d’aventure en Corse : des accès et des retours pas toujours évidents et peu d’équipement en place.

Capu di A MArcia Asco Corse

La paroi vue du bas avec l’arche caractéristique

Une petite heure de marche d’approche depuis la station de ski d’Asco permet d’atteindre le pied de la paroi. Comme souvent en Corse, la marche d’approche ne se résume pas à suivre un chemin mais est une vraie chasse aux kairns de bon matin qui se termine souvent en tout-terrain entre bruyères et autres buissons piquants ! En face la face nord du Monte Cinto nous fait de l’œil.

La voie de l’arche : escalade soutenue dans le 5+/6a et pose de protections naturelles au top

La voie commence par 2 longueurs faciles en 4+ avant d’atteindre le dièdre qu’on suivra sur 2 grandes longueurs jusque dans l’arche. Ne pas faire le deuxième relais sur un bloc coincé comme indiqué sur le topo de Corse mais en bas des difficultés. La première longueur difficile est un long 5+ en fissure dièdre de 40 mètres de toute beauté.

Escalade Corse Voie de l'Arche Asco

Eric attaque le dièdre par une très belle longueur en 5+ de 40 mètres

L’escalade dans cette partie de la paroi est soutenue, heureusement les protections sur coinceurs mécaniques et bicoins sont très faciles à placer et aucun pas n’est vraiment engagé. C’est donc un plaisir d’évoluer dans cette fissure avec de bonnes protections.

La longueur clé de l'arche

La longueur clé de l’arche : complétement sèche en cette fin août

La longueur suivante est celle de l’arche à proprement dit. Le dièdre s’incline à l’horizontal. Cette longueur de toute beauté cotée 6a se gravi sur des prises souvent en inversées, il est possible de bien protéger la longueur mais la difficulté principale est la gestion du tirage. Il est nécessaire de bien rallonger les dégaines avec des sangles. Pas d’eau dans la longueur en cet fin d’été 2016 très sec en Corse… ouf ! Le topo indique que le dièdre est souvent malcommode à cause de résurgences.

Eric sort les 2 jeux de camalots jusqu'au numéro 5 (si !!!)

Eric sort les 2 jeux de camalots jusqu’au numéro 5 (si !!!)

La fin de la voie se déroule dans des séries de fissures qui se protègent très bien. L’escalade est assez enthousiasmante et les 2 jeux de coinceurs sont vite posés. Un vrai terrain de jeu pour utiliser ses coinceurs  ! Seul bémol, pas mal de lichens recouvrent les rochers du haut de la face.

la grotte sous le sommet : la paroi est percée

la grotte sous le sommet : la paroi est percée

Une fois arrivés au sommet, l’aventure n’est pas terminée : il reste la descente. Les cairns mènent à un rappel dans une gorge profonde. Véritable course de canyoning sec, la descente nécessite d’emporter un peu de matériel à laisser (cordelettes et  maillons) au cas où… et de bien faire attention aux chutes de pierres.

Le retour se fait en suivant les innombrables kairns qui peuplent la montagne corse et que les cordées successives ont réalisés en se perdant : résultat on se perd ! Heureusement on peut suivre à vue la direction de la station de ski de Haut-Asco à travers bruyères et buissons piquants (les mêmes qu’à la montée).

En résumé, la voie de l’Arche est une très belle voie en terrain d’aventure de presque 300 mètres dans un coin sauvage de Corse, face au Monte Cinto, avec très peu d’équipement en place (8 pitons au total) où la pose des coinceurs est très aisée, tout le rack y passe ! La voie est assez soutenue dans le 5+/6a sur 200 mètres et nécessite un peu d’endurance.

Matériel : nous avons emporté 1 jeu de bicoins, 1 jeu d’aliens et 2 jeux de camalots du 0.5 au 3. Par erreur nous avons pris un camalot 5 (!) que nous avons placé à plusieurs reprises, ce n’est pas les fissures qui manquent dans cette voie !

Topo : grandes voies de Corse (lien)

Horaire : nous avons parcouru la voie en 6 heures. 1 heure d’approche et 2h30 de retour.

Nous proposons des stages d’escalade en falaise et en terrain d’aventure en Corse et ailleurs > lien vers le site d’Equilibre Vertical

 

Escalade en Corse : les plus belles falaises

Nous sommes partis grimper en Corse du 2 au 8 juillet 2016. Au programme du stage « Falaises de Corse », les plus beaux sites d’escalade de l’île de beauté. Du nord au sud, petit récapitulatif des spots que nous avons visités à grand renfort de canistrelli, charcuterie corse et autres pietra à l’apéro.

L’escalade au nord de la Corse : la Balagne

La Balagne est plus connue pour ses plages, ses paysages entre mer et montagne et ses petits villages pittoresques que pour l’escalade pourtant il y a de quoi se mettre sous les doigts dans des paysages magnifiques à deux pas de la mer. Nous avons visité 2 sites très sympas dans les alentours de l’ïle Rousse : I Curriali et les îles.

I Curriali est un bel ensemble de gros blocs granitiques fissurés posés sur les hauteurs de l’Ile Rousse. La vue sur la mer est imprénable ! Fissures, dalles ou taffoni, faites votre choix ! Le granite très pur offre des voies en dalle redoutables. Heureusement des fissures généreuses parcourent les dalles, on peut même y poser des coinceurs pour le plaisir.

Manu remonte fracture sans conséquence à I Curriali en Balagne

Manu remonte la double fissure classique de « fracture sans conséquence » un 5+ splendide de I Curriali en Balagne

Cette petite falaise est idéale pour les chaudes journées d’été car elle est à l’ombre jusqu’en début d’après-midi. Des voies restent même à l’ombre toute la journée.

Alicia découvre les plaisirs de la dalle dans le 6a de "A pussosa" à I Curriali en Balagne

Alicia découvre les plaisirs de la dalle dans le 6a de « A pussosa » à I Curriali

Envie de passer une après-midi grimpe et plage ? Un petit détour au site des îles à l’Ile Rousse s’impose ! Une douzaine de voies dans les cotations 4 à 6a vous attendent. De quoi lier de l’escalade en toute décontraction à la baignade.

La vue du site des îles à l'Ile Rousse

La vue du site d’escalade des îles à l’Ile Rousse

Les voies de droite sont à l’ombre dès 16 heures en été et offrent une escalade intéressante en léger dévers pour des cotations modérées en 6a/6a+.

Manu à l'ombre ces dévers de droite du secteur des îles à l'Ile Rousse

Manu à l’ombre des dévers de droite du secteur des îles à l’Ile Rousse

Corte et la vallée de la Restonica : escalade et baignade face à la montagne corse

Corte est le centre historique corse. C’est là que la constitution écrite par Pascal Paoli fut votée en 1755. Depuis le centre historique de Corte, on accède en quelques minutes aux nombreux secteurs d’escalade de la vallée de la Restonica.

Le premier secteur qu’on trouve sur la route est le secteur de l’Ortale. C’est un secteur parfait pour s’initier à l’escalade en tête puisqu’il propose des voies à partir de 3+ avec un équipement rapproché qui se prête bien à l’apprentissage. Seul petit bémol, il faudra attendre 16 heures l’été pour avoir de l’ombre ! En attendant vous pourrez profiter d’une des nombreuses piscines d’eau verte émeraude de la rivière Restonica pour vous rafraichir.

Escalade en tête pour Virginie dans Sò di passaghju au secteur de l'Ortale

Escalade en tête pour Virginie dans Sò di passaghju au secteur de l’Ortale

Plus loin on trouve le secteur de Picellu qui est un des plus beaux secteurs de la Restonica. Escalade en dévers ou en dalle sur un beau granite, faites votre choix ! On arrive à trouver des préhensions identiques aux colonnettes. Unique.

Pins laricio sous fond de montagne corse

Pins laricio sous fond de montagne corse

La vue depuis secteurs d’escalade de la Restonica est magnifique. Les pins laricio se dessinent sur les crêtes ciselées de la montagne corse. Ambiance montagne au rendez-vous !

Bavella : le col et les Aiguilles

Plus au sud, au niveau de Sari-Solenzara, nous arrivons dans le temple de l’escalade corse : Bavella. Bavella c’est un sanctuaire, une vallée parsemée d’aiguilles granitiques au milieu des pins.

Pour une première journée dans le massif, nous nous dirigeons vers les secteurs de couennes du col de Bavella. Les plus classiques sont la Filetta, Margheritta, la Murzella. Ces secteurs sont orientés sud-est et sont donc à l’ombre l’après-midi. En matinée, nous pouvons profiter de l’ombre du secteur Campanella.

Découverte de l'escalade en douceur au col de Bavella

Découverte de l’escalade en douceur au col de Bavella à Campanella

L’escalade au col de Bavella est étonnamment variée, on y trouve de tout : beaucoup de dalle comme à la Murzella mais aussi quelques belles fissures. On y trouve également, chose surprenante dans du granite, des voies déversantes sur taffoni dans un niveau très abordable en 6a comme à Campanella.

Eric libère sur coinceurs le dièdre du Bong (6a)

Sous l’oeil d’un grimpeur étonné, Eric libère sur coinceurs le dièdre du Bong (6a)

Mais l’escalade à Bavella ne se résume pas à la couenne en falaise. Loin de là ! Bavella est le paradis des grandes voies. On y trouve d’ailleurs sans doute les plus esthétiques de Corse comme le Dos de l’Eléphant ou Jeff.

Pour une première expérience en grande voie, nous avons choisi de réaliser l’ascension de la Punta Caletta par son pilier NW. Cette voie est parfaite pour passer une bonne journée en montagne : une marche d’approche à l’ombre pas trop longue, de belles longueurs en 4/4+ qui se protègent facilement sur sangles et coinceurs, une vue splendide au sommet et une descente en 2 rappels puis par une sente de montagne.

Pilier NW de la Punta Caletta
Sarah arrive à l’avant-dernier relais du pilier NW de la Punta Caletta face aux aiguilles de Bavella

La voie a été l’occasion d’apprendre pour certains ou de réviser pour d’autres les manips au relais, la grimpe en réversible et la pose de protections naturelles. Orienté NW, le pilier reste à l’ombre une bonne partie de la journée ce qui rend l’aventure tout à fait adaptée aux chaudes journées estivales.

Pilier NW de la Punta Caletta

Le groupe au complet à un relais sur taffoni à la punta Caletta

L’arrivée au sommet de la Punta Caletta se déroule sur une énorme dalle lisse. De l’autre côté, on découvre la vue sur la mer et sur le golfe de Porto Vecchio. Une récompense amplement méritée pour toute l’équipe de stagiaires.

Pilier NW de la Punta Caletta

Arrivée au sommet du pilier NW de la Punta Caletta avec la vue sur le golfe de Porto Vecchio

Le sud : Capineru et Rocapina face à la mer

Comment ne pas faire un détour par le site de Capineru lors d’un séjour escalade en Corse ? Le lieu est juste magique. Imaginez un chaos de blocs juste à côté de la mer avec des formes totalement délirantes.

Escalade sur bloc à Capineru

Sarah et Manu heureux d’arriver tous les 2 au sommet

Avec ou sans crash-pad, Capineru mérite une visite. Les blocs sont concentrés dans un rayon de 200 mètres à côté de la mer. C’est l’endroit rêvé pour mêler une petite session de bloc à une baignade. Non loin de Capineru se trouve le site de Rocapina qui mérite lui aussi une visite.

Escalade sur bloc à Capineru

Eric en mode décontracté à Capineru

Escalade sur bloc à Capineru

Manu découvre les formes délirantes des blocs de Capineru

Notre voyage escalade en Corse du nord au sud se termine ici. Merci à tout le groupe pour la bonne humeur et les bons moments passés en Corse. A l’année prochaine pour de nouvelles aventures verticales sur l’île !

> Descriptif complet du stage : Falaises de Corse

> Découvrez tous nos stages escalade sur notre site internet : Equilibre Vertical

Escalade sur bloc à Capineru

L’équipe du stage dans le gruyére de Capineru

Allez plus loin…

Bien sûr cette liste de sites d’escalade n’est pas exhaustive… Gozzis, Francardu, Caporalinu, etc. d’autres sites méritent vraiment une visite. Vous retrouvez toutes les voies d’escalade dans les topos Falaises de Corse et Grandes Voies de Corse. Bonne grimpe en Corse !

topo escalade falaises de corse

Topo escalade falaises de corse

topo escalade grandes voies de corse

Topo escalade grandes voies de corse

Lien vers le site internet des topos de la Corse : http://escalade.corse.topo.free.fr

 

Les cons qui s'adorent escalade à PResles

Les cons qui s’adorent : terrain d’aventure sportif à Presles

Les « cons qui s’adorent » est une voie d’escalade de Presles (Vercors) ouverte en 1982 par Claude Vigier et Michel Dubois. Ce n’est pas tout neuf et pourtant encore aujourd’hui cette voie reste un standard de Presles dans ce qu’on pourrait appeler du « Terrain d’Aventure sportif » comprenez un terrain d’aventure « aménagé » avec de beaux relais sur spits et quelques points bien solides dans les longueurs à des endroits stratégiques qui ne se protègent pas sur coinceurs.

Presles Vercors

Presles Vercors

Située dans le secteur de la Paroi Rouge, la voie s’atteint de manière assez simple par les rappels de Tatacha depuis le Charmeil (compter 25 minutes de marche d’approche en légère montée). La ligne de rappel descend dans les belles dalles de Little Budha.

Accès en rappel à Presles (Vercors)

Accès en rappel à Presles (Vercors)

Arrivés au pied des rappels, la voie se trouve à 250 mètres en suivant la paroi vers la droite. Qui dit terrain d’aventure à Presles dit dominante de fissures vu la raideur de la paroi. Les premières longueurs en fissure se protègent très bien sur coinceurs, heureusement ça grimpe bien dans un niveau moyen de 6a.

Première longueur en fissure cons Qui s'adorent PResles

Deuxième longueur en fissure dans les « cons qui s’adorent » à Presles

Jusqu’à L4, la fissure est assez rectiligne et on pose beaucoup de coinceurs. J’ai trouvé que c’était la partie la plus intéressante de la voie : un vrai terrain d’aventure avec de bonnes protections sur friends !

A partir de L5, l’escalade est plus mixte avec des fissures à protéger sur coinceurs qui alternent avec des parties en dalle protégées sur spits. La longueur de dalle sur spits de L7 est très belle et un peu engagée mais rien de bien méchant.

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Quatrième longueur des Cons : 15 mètres de belle fissure à protéger sur coinceurs avant de traverser à droite sur des spits jusqu’au relais

La longueur clé est sans doute L8 avec le passage de la fissure surplombante en A1 à gauche du gros bloc ou 6c par la droite dans une fissure dülfer avec des pieds un peu fuyants mais qui se protège bien.

Après ces difficultés, on arrive sur la vire sous le dernier ressaut. Bien traverser à gauche pour se retrouver devant un beau dièdre jaune caractéristique qui monte en ascendance vers la droite avant de passer un petit surplomb (6a). La dernière longueur en 6b en dalle s’enchaine bien avec cette longueur en fissure en une grande longueur de 45 mètres (15 dégaines nécessaires).

En résumé les « cons qui s’adorent » est une des belles voies de Presles, assez longue (250 mètres et 9/10 longueurs) et bien dans la cotation 6a. Il faut avoir de la marge pour bien profiter des longueurs mais pas d’inquiétude : il y aura toujours un bon friend à poser !

Équipement : tous les relais sont équipés de 2 spits de 10 mm. Dans les longueurs, le haut de L1 est équipé et il n’est pas rare de croiser quelques spits dans les longueurs après L4, en revanche L2, L3, L8 et L9 remontent des fissures quasiment entièrement vierges.

Matériel : 2 cordes de 50 mètres, matériel de grande voie, un jeu de Camalot du 0.5 au 3 en doublant du 0.75 au 2, un jeu de câblés est très appréciable : les emplacements sont béton, quelques aliens se placent bien ici et là.

Bon plan : Ezio vous accueille pour une bière après la grimpe ou pour un délicieux repas à l’Auberge de Presles située au centre du village.

Parcourir cette voie avec un guide > visiter le site d’Equilibre Vertical

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Calanques sur les traces de Livanos : au-delà de la verticale (Ep2)

Suite de notre premier volet dans les Calanques : lien vers l’épisode 1 (l’arête du Devenson)

Au-delà la verticale : l’œuvre de Georges Livanos « le Grec »

Au-delà  de la verticale… avant d’être une voie c’est un très bel ouvrage de Georges Livanos sur sa vie de grimpeur, ses ascensions, ses amis et sa femme Sonia. Né à Marseille en 1923, Livanos « le Grec » comme on l’appelait s’en est allé le 21 mai 2004. Il aura marqué le monde de l’escalade d’après-guerre par ses réalisations audacieuses en rocher.

au-dela-de-la-verticale-georges-livanos-couverture              Le-Grec-georges-livanos

Dur de réaliser comment à l’époque des pitons et coins de bois il était possible d’imaginer des ascensions dans les grandes parois verticales de Marseille, des Alpes françaises et des Dolomites. Auteur de nombreuses premières dans les Dolomites, le grec est avant tout marseillais.

La concave : terrain de jeu de Livanos

La Concave est une paroi orientée ouest qui déverse pas mal. Située au-dessus du vallon de Val Vierge entre les secteurs de la Candelle et de la Guardiole (Devenson), la Concave domine la mer de ses 150 mètres de hauteur. Sa forme recourbée sur elle-même lui a donné son nom.

Georges Livanos a ouvert en compagnie de Marc Vaucher deux itinéraires dans la Concave en 1966  : la Voie de la Concave, qui parcourt la grande vire qui fend la face de droite à gauche puis qui zigzague dans les vires en haut, et La Directissime de la Concave qui parcourt la face en son milieu en traversant la grande zone de dévers marron. 2 voies très différentes puisque la première se parcourt en libre  et la seconde se parcourt en artif sur vieux pitons et spits rouillés (lien vers le topo). A noter que Jérome Rochelle a parcouru La Directissime en libre et en solitaire dans les années 90. Ces 2 voies sont encore des classiques de nos jours pour les amateurs d’aventure verticale.

Au-delà de la verticale : une voie sportive à la Concave

Années 90, changement d’époque et changement de style de grimpe : le perforateur et les scellements ont remplacé le marteau et les pitons. Hervé Guigliarelli trace en 1996 une voie moderne dans la face de Concave. Cette voie a 20 ans et elle n’a pas pris une ride : les scellements sont excellents malgré la proximité marine et sont idéalement placés pour le libre.

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La Concave et le tracé en rouge de la voie Guigliarelli 96 (E. Chaxel)

La voie commence par une longueur de dalle assez raide sur un beau calcaire blanc très ciselé des Calanques. C’est raide mais le calcaire offre une escalade très agréable sur les pieds. Côté 6c+ ou 7a selon les topos, je penche pour le 7a vu que la voie est très continue. Quand on la fait d’une traine, ça grimpe ! Un relais tout confort vous attend dans une petite niche.

Grimpe sur les pieds en dalle & taffoni

La seconde longueur est considérée par beaucoup comme le crux (pas le plus dur) de la voie, un pas un peu furieux vous attend en sortie de relais, cependant avec une bonne lecture et un peu de souplesse, on trouve vite la solution. Rassurez-vous, le passage passe en A0 si vous êtes peu déterminé à ce moment de la journée. La fin de la longueur parcourt des taffoni de toute beauté : majeur ! Relais bivouac sur la large vire de la Voie de la Concave.

Le dévers : 100 mètres de grimpe moderne en 7a et plus

Les choses sérieuses commence ici : une première longueur de dévers en 7a courte mais qui penche fortement. Escalade en 3D avec les talons de rigueur pour rejoindre le relais suspendu sous le petit figuier qui vous tiendra compagnie en attendant le second. On respire à fond  et on se détend !

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Le sac de hissage est déja loin de la paroi dans le premier 7a

La longueur suivante est LA longueur majeure de la voie. Une cotation globale de 7b+ le vaut bien à mon avis tellement c’est conti… Pas de pas dur mais pas de pas facile non plus, ça grimpe de A à Z sur des prises franches mais rarement très bonnes non plus avec un petit pas un peu plus marqué avant d’enclencher la traversée finale… Du pur bonheur. Elsa n’avait jamais fait de 7b+ avant cette longueur : c’est chose faite !

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Elsa admire la vue en prenant un petit repos dans son premier 7b+

Il ne reste plus qu’à rejoindre le plateau par 2 magnifiques longueurs cotées 7a (à mon sens plutôt 6c+ pour le passage du toit) et 6c+ avec un petit passage en dalle bombée où il faut être solide sur ses pieds. L’enchainement des 2 longueurs en une seule vaut un bon 7a.

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Dans la dernière longueur en 6c+/7a

Arrivé au sommet de cette belle grande voie, il ne reste qu’à contempler la vue sur la mer Méditerranée…

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Eric au sommet de la Concave : cap Morgiou et île du Riou au second plan

Pratique

  • Accès : nous avons fait l’accès depuis le col de la Guardiole. L’accès conseillé est depuis Luminy : plus court et on arrive directement en bas de la voie.
  • Descente : en 2 rappels de 50 mètres dans l’œil de Sauron ou à pieds par la cheminée du CAF (il est nécessaire de s’encorder).
  • Matériel : corde à simple de 50 mètres, sac et corde de hissage, matériel de grande voie, 15 dégaines, un peu de motivation pour enchainer le 7b+.

En résumé

Au-delà de la verticale est une voie moderne très bien équipée et ultra-variée  (dalle, taffoni, dévers, mur raide) avec une super ambiance dans laquelle vous allez vous éclater. Un niveau 7a et un peu d’endurance dans les bras semblent nécessaires pour venir à bout de cette voie. Rassurez-vous la partie déversante ne dure pas longtemps (70 mètres). Si vous êtes un peu limite, sachez qu’après les 2 premières longueurs vous pouvez vous échapper par la Voie de la Concave. Certaines conditions météorologiques semblent rendre les prises des longueurs L3 à L5 poisseuses (pluie, vent d’est), attention à bien prendre en compte la météo avant de vous lancer dans le dévers sinon ça poisse !

Envie de faire cette voie avec un guide ? Equilibre Vertical vous emmène.

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Perché au sommet de la Concave : vue sur le socle de la Candelle et le cap Morgiou

Eric à l'arête du Devenson (Calanques)

Calanques sur les traces de Livanos : l’arête du Devenson (Ep1)

Pourquoi les Calanques en décembre ? Le mois de décembre 2015 a été très chaud, ce n’est pas moi qui le dit mais Météo Fance. Le phénomène El Niño semblerait avoir atteint son maximum en décembre dans l’océan Pacifique avec pour conséquence directe ou indirecte de ne pas avoir d’hiver en France…

Pas de neige ni de glace en montagne, direction la mer et Massilia !

De tous temps, les Calanques ont attiré les grimpeurs. Le célèbre « pas » de l’arête de Marseille à la Candelle a été parcouru en 1927 ! On pense aussi à l’enfant du pays Gaston Rébuffat qui a rendu célèbres dans les années 50 les nombreux itinéraires des Calanques grâce à ses films, photographies et ses ouvrages sur l’escalade et la montagne.

Comme Gaston Rébuffat, Georges Livanos « le Grec » a écrémé les Calanques à la recherche de premières ascensions en compagnie de compagnons et de sa femme Sonia. Livanos est l’auteur d’un livre sur son parcours sur les parois des Calanques, des Alpes françaises et des Dolomites : Au delà de la Verticale. Ce livre est une véritable bible pour le grimpeur de terrain d’aventure que je suis.

Nous nous sommes donc retrouvés avec Elsa dans les Calanques entre Noël et le nouvel an avec quelques projets dans la tête pour ces quelques jours mais principalement 3 voies dans le collimateur : La Grande Arête et Pour la Mémoire de Nos Enfants au Devenson et Au-delà de la Verticale à la Concave. Les coinceurs et même les pitons ont fait le voyage depuis Lyon !

Camp de base dans les Calanques

Camp de base dans les Calanques

Épisode 1 : sur les traces de Georges Livanos dans calanques du secteur du Devenson

Après une petite voie de chauffe dans Bienvenue chez Damoclès à la Ciotat la veille, direction le Devenson. Le régime de vent d’est soutenu depuis quelques jours et les journées courtes nous font renoncer à notre objectif Pour la Mémoire de Nos Enfants qui compte 12 longueurs avec une approche assez longue. Les premières longueurs de la voie au-dessus de la mer peuvent être très poisseuses par vent d’est. La mer n’est pas non plus des plus calmes. Nous préférons abdiquer et nous nous rabattons vers notre second objectif : la Grande Arête du Devenson située de l’autre côté de la calanque dans un secteur qui reste le sanctuaire du terrain d’aventure.

En route pour le Devenson (Calanques)

En route pour le Devenson (Calanques)

Départ à l’aube : du col de la Gardiole, la succession de plateaux et de thalwegs se présentent à nous, au fond la mer. Nous partons avec les doudounes mais la marche d’approche d’1h30 réchauffe vite les corps et les cœurs, le soleil ne tarde pas à apparaitre doucement au-dessus des pins maritimes.

La vue sur le Devenson et le plateau de Castelvieil, la Ciotat aux second plan

La vue sur la mer et le rocher blanc des calanques parsemé de pins maritimes dans les calanques du Devenson, de l’Oule et du plateau de Castelvieil, la Ciotat est au second plan

L’arête du Devenson : une voie Livanos de 49 toujours d’actualité

La grande arête du Devenson est aujourd’hui une belle voie de terrain d’aventure déséquipée (!). Lire le récit du (dé)-rééquipement sur le blog de Sud-Ascension et le topo de la voie qui m’a paru le plus correct. Le matériel en place n’est « plus » que quelques pitons et quelques spits de 12 mm aux relais (1 point par relais) et dans les passages non protégeables sur coinceurs. A l’époque de l’ouverture, si les fissures se laissaient dompter facilement a l’aide de coins de bois, pitons et autres remontées de cheminée en coinceur humain, ce n’est pas le cas des dalles. Chapeau le Grec !

Départ en dalle de la grande arête du Devenson (Calanques)

Départ en dalle de la grande arête du Devenson (Calanques)

La première longueur de la voie grimpe bien : après un départ en dalle technique en 5+ bien tassé protégé par 2 spits de 12 (ouf !),  sortez vos friends et vos anneaux de sangles. On peut tirer une grande longueur de 40 mètres jusque sous la dalle en 6a comme indiqué sur le topo.

Départ de la deuxième longueur en 6a en dalle de la grande arête du Devenson (Calanques)

Départ en dalle de la deuxième longueur en 6a de la grande arête du Devenson (Calanques)

La longueur qui suit est un 6a sur les 10 premiers mètres, la sortie du relais est protégeable avec un petit alien et on grimpe sans rien lâcher jusqu’au spit un peu plus haut. Décontraction. On repart pour un pas en dalle avant de rejoindre de bonnes fissures jusqu’au relais.

Au relais du 6a

Au relais du 6a – crédit photo : Elsa M.

Les deux longueurs qui suivent sont plus faciles. Un premier 5 avec quelques pitons et spits puis un second avec de très bonnes protections sur friends et des pitons dans des fissures de toutes tailles.

Vue du relais sur les touristes (les autres)

Vue du relais sur les touristes (pas nous, les autres !)

Arrive la dernière longueur en  5b/c sur le topo : vous partez plutôt pour un 6a cotation moderne de 40 mètres avec de nombreuses protections sur friends : MAJEUR ! LA longueur de terrain d’aventure parfaite. Les points qui ont été rajoutés semblent inutiles tellement les placements pour les coinceurs sont bons.

Eric au sommet de la grande arête du Devenson (Calanques)

Au sommet de la grande arête du Devenson (Calanques) – crédit photo : Elsa M.

Matériel : nous avons utilisé de nombreuses sangles et un jeu complet de camalot du 0.75 au 3 en doublant le 0.75, 1 et 2 et un jeu complet d’alien. NB : Le camalot 3 ne nous a pas semblé obligatoire mais vous pourrez le placer à plusieurs reprises.

Rappel : il est interdit de rajouter du matériel (spits, pitons, etc.) dans toutes les voies du Devenson (secteur protégé).

> Lien vers l’épisode 2 : Au delà de la verticale à la Concave